Témoignages

Avec le CG 30 et la CMA 30, les artisans vont de l'avant

À tout moment de la vie de leur entreprise, quel que soit leur projet, les artisans du Gard peuvent compter sur l'appui de leur Conseil général et de leur chambre de Métiers et de l'Artisanat.
La preuve par l'exemple, avec ces trois témoignages.

Reconversion réussie

Gendarme affecté loin de ses Cévennes natales, la volonté de revenir au pays l’a poussé à organiser sa reconversion.

Florian DAL CERRO raconte : « Je voulais m’installer ici et j’ai choisi un métier qui m’a toujours attiré : boulanger. J’ai passé le CAP, au CFA d’Alès, en juin 2013. Et ma femme, Pauline, avec son BTS de vente, était prête à tenir le magasin ». Leur projet : créer une boulangerie dans un village qui en soit dépourvu. Des recherches qui les mènent à Rousson, où la municipalité est prête à apporter son aide. Volonté confirmée par le nouveau maire, qui fait aménager les 120 m2 du rez-de-chaussée d’une maison appartenant à la commune au coeur du village. Voilà pour le magasin et le fournil que le futur boulanger équipe.

Et la mairie lui loue l’étage pour domicile. « J’ai pu monter rapidement mon projet, en quelques mois », se félicite Florian. « Ceci grâce au soutien de la CMA 30 qui m’a accompagné de bout en bout, dans le montage et la mise en oeuvre de la création de l’entreprise. Et grâce à l’appui de la Région, avec un prêt à taux zéro, et les aides du Conseil général du Gard et d’Initiative Gard, la boulangerie a ouvert ses portes le 4 août 2014 ». Moins de six mois après, l’ex gendarme tire un premier bilan :
« Ca se passe très bien. Les clients qui allaient à Salindres, à Alès ou ailleurs sont là. » Et, comme tout bon artisan, il parle avec fierté de ses produits : son pain à base de farine de tradition française, sans additif, et aussi ses viennoiseries 100 % maison.
« J’espère obtenir le label dans l’année».

Modernisation & agrandissement

À Saint-Hippolyte-du-Fort, Jean-Luc SALÉRY conduit avec sa femme Marlène une menuiserie qui tourne bien : 4 salariés et une activité de fabrication de meubles, d’aménagements intérieurs et de menuiseries extérieures. Mais, en chef d’entreprise avisé, il s’est interrogé sur la bonne manière de pérenniser son patrimoine. « J’ai repris l’entreprise familiale en 1997, je songe à la transmettre à mon fils, mais je constate que le marché des produits en bois massif est en stagnation. Le secteur de la restauration de vieux mas ne sera plus ce qu’il a été. »

Alors, comment s’adapter ? Avec l’accompagnement de la Chambre, l’analyse s’affine. Trois projets, complémentaires, sont envisagés :
l’agrandissement de l’atelier, inchangé depuis 1984, la valorisation des déchets de bois et la modernisation de l’équipement avec l’acquisition d’une machine à commande numérique. « On a pu passer des études à la réalisation avec l’aide conjointe des collaborateurs de la Chambre et l’importante subvention du Conseil général » se réjouit le menuisier.
« La construction d’un hangar de 46 m2 vient de finir. On y installera de nouvelles machines, pour compléter la production en bois massif par la découpe et le perçage de panneaux lattés à essences, fins ou stratifiés. Question confort, tout le système d’aspiration va changer. Et l’achat d’une presse à briquettes va permettre la valorisation énergétique d’une partie de nos déchets ». Bref, tout est en place pour la 3e opération, l’achat d’une machine à commande numérique, et les SALÉRY ont retrouvé confiance en l’avenir.

Tradition & innovation

Rarement attribué, le label Entreprise du Patrimoine Vivant qui lui a été décerné le démontre : l’activité de Jean-François LACROIX n’est pas banale. Il est chaisier à Vallabrègues et porte haut la bannière de l’entreprise créée en 1856 et transmise depuis de père en fils. Il perpétue ainsi un savoir-faire de haute tradition et de grande qualité dans la fabrication de chaises paillées. « Nous sommes au bord du Rhône où nous trouvons la paille de nos sièges. Nous maîtrisons toutes les étapes » L’usinage, l’assemblage et la finition relèvent du métier d’art.

Trois autres hommes de l’art contribuent à la production de chaises, fauteuils et meubles, commercialisée auprès de revendeurs, décorateurs, architectes d’intérieur et particuliers. Mais tradition ne signifie pas immobilisme. « Nous avons besoin de place dans notre atelier pour travailler dans de meilleures conditions. Nous avons créé une nouvelle gamme, plus épurée, que nous souhaitons bien faire connaître. » Les ateliers LACROIX veulent ainsi faire évoluer, vers le design, leurs gammes marquées par les formes historiques et l’enracinement régional, ainsi que l’illustrent les titres de ses collections : Fermière, Village, Provence, Camargue, Lubéron… « On dit souvent que les formalités sont longues. Là, le contraire s’est produit » témoigne le chaisier. « L’appui de la Chambre et du Conseil général m’ont obligé à bouger vite ». Lancés en juin dernier, 2 projets verront bientôt le jour : travaux d’extension des ateliers, sur 300 m2, et refonte du site internet, souhaité comme une vitrine complète et attractive de l’innovation. Tout un patrimoine, bien vivant.

FacebookTwitterGoogle Plus
Copyright 2015 - Atonis - Cassonade - Mentions légales
Ce site a été réalisé avec ADAPT~EASY
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation des cookies.En savoir plusD'accord